Expo Jean-Michel Jaquet et Oliver Schneider_Galerie ContreContre
J.-M. Jaquet ContreContre

Oeuvres à quatre mains avec Oliver Schneider

Jean-Michel Jaquet etOliver Schneider
Oliver Schneider & Jean-Michel Jaquet

OLIVER SCHNEIDER

 

Né en 1968 est de nationalité Suisse et Française. 


Après une formation en Suisse à l’Ecole d’Arts 

Appliqués de Vevey puis à l’Ecole des Beaux Arts de Lausanne, il revient à Paris et obtient le diplôme de l’Ecole supérieure de Design industriel. 

Installé sur les rives du lac Léman depuis 2006,

il partage sa vie entre la région parisienne, la Riviera Vaudoise (Mont Pélerin) et l'Andalousie. Il se consacre exclusivement à la peinture et expose régulièrement en France et en Suisse.

La peinture d'Oliver Schneider explore la vibration des couleurs, les transparences, la fluidité et l'énergie du geste. Si les tableaux sont abstraits, il s'en dégage le plus souvent une sensation d'espace et de profondeur. Les tensions, dans la composition, ce que l'on peut lire comme un avant ou un arrière plan, incitent le regard à circuler et dynamisent la lecture de chaque oeuvre.

Au fil des années, l'usage de la peinture à l'huile travaillée sous forme de jus s'est enrichi de feuille de mûrier, puis sont venus s'ajouter l'encre de chine, le brou de noix, le crayon et enfin l'acrylique. Cette diversité confère aux toiles profondeur et richesse dans le détail pendant que le geste , lui, s'affirme avec énergie.

 

Un travail dont il ressort à la fois un sentiment de sérénité et de vitalité.

JEAN-MICHEL JAQUET

Peintre, dessinateur et graveur, né à la Chaux-de-Fonds en 1950.

Vit et travaille à Corsier-sur-Vevey depuis 1999.

 

C'est en 1973 que la galerie Numaga à Auvernier présente la première exposition personnelle de Jean-Michel Jacquet, entamant une collaboration étroite de vingt ans. Dès lors, l'artiste est sollicité individuellement ou en collectives par des galeries et institutions suisses et étrangères. Plusieurs distinctions saluent son travail: Bourse de la Fondation Alice Bailly en 1979, Bourse de la Fondation Irène Reymond en 1987, Prix de la Banque Anker de Zurich en 1993, Prix de l'Union des Banques Suisses en 1994. A l'exception d'un atelier d'expression pour enfants qu'il anime en 1982–83 au Musée cantonal des beaux-arts de Lausanne, c'est à son seul travail pictural que Jaquet s'est toujours consacré, dans une situation financière souvent précaire. Jusqu'en 1972, les premiers dessins de Jaquet, sur lesquels plane l'ombre de Bosch et de Goya, se rattachent surtout à une veine fantastique. Dans ces compositions complexes et foisonnantes, la troisième dimension s'aplatit peu à peu pour donner la vedette au seul trait. Dès 1973, l'utilisation polysémique de la ligne, tant au crayon et à l'encre de Chine qu'à l'huile puis à l'encre lithographique, devient le moteur même de l'œuvre, où la couleur – éventuelle – a tantôt une fonction symbolique, tantôt le rôle d'humus duquel naît la ligne. En marge de son activité picturale, Jaquet mène un travail d'écriture qui s'exprime parfois par le poème, et plus souvent par des écrits et notes d'atelier qui jalonnent et nourrissent sa démarche créatrice.

 

Calligraphe du corps et réinventeur des mythes, il a une relation quasi organique avec le papier, son support presque exclusif. Ses figures naissent au sens en même temps qu'elles surgissent du blanc de la page ou de l'humus sédimenté de la couleur. Récurrentes, obsessionnelles, elles émergent d'un réservoir intime d'objets de fascination emblématiques où l'on croise saint Christophe porteur de l'Enfant divin, les figures gémellaires et les couples unis dans l'amour qui disent la nostalgie d'une complétude originelle, l'œil qui devient vulve, le volcan qui est aussi triangle pubien, la genèse qui raconte l'origine du monde et de ses formes, mais aussi l'ange déchu et la crucifixion qui rappellent l'échec intolérable.

 

Jaquet se tient sur le fil du rasoir entre improvisation sauvage et maîtrise savante, héritier lointain des peintres de Lascaux ou Altamira, cousin solitaire des inventeurs de ce que l'historien de l'art Harald Szeemann a baptisé les «mythologies individuelles». Dans son œuvre singulière, tout se joue dans un va-et-vient fécond entre la pulsion et l'intellect, entre le geste monté des profondeurs intérieures, des mémoires antérieures, et sa cristallisation dans des signes et archétypes inlassablement répertoriés, comme les idéogrammes d'un alphabet universel et sans âge.

 

Françoise Jaunin, 2006

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