Aline Fournier

Photographie

Elle a choisi le silence. Un choix radical mais vital. Appareillée depuis ses trois ans, Aline Fournier – rendue sourde par une méningite – évoluait jusqu’à cette année dans un brouhaha permanent. Des bruits parasites qui ont fini par la vider de sa sève. Pas acceptable pour l’artiste photographe aujourd’hui étudiante à l’Edhéa (Ecole de design et haute école d’art du Valais) de Sierre.

Rendue à la surdité, son état premier, elle apprivoise pas à pas cette nouvelle réalité inattendue et bouleversante. «Je pars de zéro. Je dois tout changer. Heureusement qu’il y a l’art pour digérer tout ça, sinon je serais en totale dépression», confie tout de go la trentenaire rencontrée début septembre à l’espace Contre Contre de Saint-Maurice.

Invitée à s’approprier les lieux par le curateur Nicolas Marolf, Aline y expose (jusqu’au 16 octobre) une sélection de photographies prises lors de ses deux escapades en solitaire en Corse et en Belgique, dans le cadre d’une résidence à la Mobilité soutenue par l'Etat du Valais.

Sarah Wicky, extraits, Le Nouvelliste

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